Yes (no) future

2014 – Edition comprenant 2 livrets (texte et banque d’images) et une pochette carton. Imprimé en sérigraphie, jet d’encre et risographe


Les artefacts du passé font un retour saisissant dans nos sociétés modernes. Il semblerait que se tourner vers le passé soit une attitude qui se généralise aujourd’hui : de la quête d’authenticité à la recherche du cool par exemple. Notre environnement direct, réel et virtuel se met au service de l’exploration de ce continent inconnu, et transforme notre rapport aux formes. Les nouvelles technologies rejoignent les rangs d’un accès à la mémoire omniprésent aujourd’hui, au même titre qu’une forte tendance à muséifier les éléments culturels de notre passé récent. Ce phénomène touchant un panel de domaine très large, entre le cinéma, la littérature, les modes de vie, la musique, l’architecture, la création contemporaine et même la grande consommation, pourrait être le fruit d’un imaginaire en panne. Pris en otage par un passé trop abondamment versé dans le présent, on pourrait penser que cette tendance contemporaine soit à caractère régressif. De la standardisation de la création à l’impossibilité de réinventer, la boucle d’appropriation généralisée de la matière puisée dans le passé pourrait expliquer pourquoi le futur n’est plus une réalité populaire. L’abondance de formes dystopiques à porter de clic serait-il en rapport avec l’avènement du ‘déjà vu’  ?

Bien plus qu’un simple phénomène de mode, cet essai trace le panorama de ce que génère l’hétérochronie, produit typique de notre époque. Il tente de déceler les stratégies mises en place autant dans le champ de l’art contemporain que dans les multiples représentations que nous avons aujourd’hui du passé. Plus que jamais, nous sommes dans un panneau de reconfiguration donnant lieu à de nombreuses naissances.

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